" Mon père ! Ce héros au regard si doux ! " Non, mon père n’avait pas le regard particulièrement doux. Quant à le présenter comme un héros, je crois qu’il aurait été le premier à en rire. Seulement, c’était un grand admirateur de Victor Hugo. Il savait de lui plusieurs milliers de vers, et les récitait d’une façon unique. Chaque fois que je pense à mon père, je l’entends encore déclamer. Ce vers de Victor Hugo que j’ai mis comme titre (plutôt prétentieux !), on le lui appliquait souvent par dérision. Car, dans la famille Ronsin, mon père avait la réputation d’être très moqueur. Mais, il acceptait de bon gré qu’on lui retourne les moqueries pourvu qu’elles fussent drôles. Henri Ronsin est né le 3 août 1907 à Paramé (à côté de Saint Malo). Son père, Almire Léon Alexis Ronsin, qui était Docteur en médecine, avait déjà 50 ans à la naissance de ce treizième enfant. Celui-ci n’a pratiquement pas connu sa mère, Marie Louise Eugénie Saintpère, puisqu’il n’avait que 20 mois quand elle est décédée à 44 ans au cours d’une seizième grossesse. La famille avait déjà perdu deux garçons, Jules et Pierre, avant la naissance d’Henri. Un autre, Louis, mobilisé à 21 ans, fut un des premiers morts de la grande guerre à la bataille de la Marne en Septembre 1914. Un quatrième garçon, Jean, est mort à l’âge de 18 ans en juin 1916, la tuberculose ne lui a pas laissé le temps d’être mobilisé. La photo ci dessus a été prise au premier trimestre 1907, on y voit, de gauche à droite, debout à l’arrière, les trois aînés, Thérèse, Louis et Marie. Au centre, la grand-mère Stéphanie, Marie, Vitaline Saint-Père (née Dupont) avec sa fille à sa droite et son gendre à sa gauche. Yvonne est à droite de sa mère, avec Joseph à sa droite. Jeanne est à gauche de son père et Jean est à sa gauche. La maman tient Marcel sur ses genoux et Henri est déjà en cours de fabrication. Les trois enfants au premier rang sont, de gauche à droite, Anne-Marie, Almire et Pierre. Ce dernier devait mourir d’une méningite tuberculeuse, le 30 avril 1907, peu de temps après la prise de cette photo. Mon père a donc été élevé par ses deux sœurs aînées, Thérèse et Marie avec l’aide d’une brave domestique qui a toujours été considérée comme faisant partie de la famille. Tout le monde l’appelait Bobonne, mais elle devait quand même avoir un autre nom que je n’ai jamais su. Le début d’une carrière médicale Toute la famille voulait qu’un des fils du docteur devienne médecin pour maintenir la tradition paternelle. Comme les trois frères aînés restant avaient décliné, on avait fait ce choix pour Henri qui réussissait assez bien ses études, d’abord au petit séminaire de Chateaugiron (diocèse de Rennes), puis au collège de Saint Malo. Après son baccalauréat. Il commençe donc des études supérieures à Rennes, où il réussit le premier certificat de Sciences Physiques, Chimiques et Naturelles (SPCN) qui ouvrait la porte de la Faculté de Médecine. En première année de Médecine, on étudiait l’anatomie et la biologie, tout a bien marché. C’est en seconde année qu’on attaquait la pratique médicale avec les soins, les stages à l’hôpital et l’assistance opératoire. Henri s’aperçoit alors que la seule vue d’une goutte de sang le rend malade, après s’être évanoui deux ou trois fois en salle d’opération, il prend le parti de mettre un terme à ses études médicales. Le Docteur Ronsin, son père, décédé depuis 1925, n’a pas eu à subir cet affront ! Henri part au service militaire. Là, au vu de son brillant CV, on le verse après trois mois de classes dans le service médical. Il est affecté à l’infirmerie de la caserne de Saint Malo, où heureusement, on ne lui confie que des tâches administratives. C’est là que se termine sa carrière médicale ! Henri vers 1930
Le Notariat mène à Arbois Libéré des obligations militaires, il s’inscrit à la Faculté de Droit, obtient sa Licence et poursuit des études de Notariat en commençant à travailler comme clerc chez un notaire à La Ferté Fresnel, dans l’Orne. En bon breton, Henri aurait préféré être plus près de la mer, mais rien ne s’est présenté. En 1934, il apprend par des amis qu’un Notaire d’Arbois (Jura) cherche un clerc éventuellement susceptible de prendre sa succession. A priori, s’éloigner à ce point de la mer ne l’enchante guère, mais l’affaire semble intéressante, alors il accepte de faire un essai. Arbois le séduit. Henri Ronsin découvre les montagnes. La plus haute qu’il avait vue jusque là, c’était le Mont Saint Michel, et il croyait, pour avoir reçu une carte postale du Puy de Dôme, que toutes les routes de montagne s’enroulaient en spirale vers les sommets. Imaginez son émerveillement quand il découvre un virage en épingle à cheveux ! Tous ses loisirs, il les passe à parcourir la région d’Arbois à pied et le Haut Jura sur un vélo prêté. Il n’y a, à cette époque, aucun panneau indicateur sur les routes, mais, grâce à un sens de l’orientation peu commun, et avec l’aide des cartes d’état major, il fait connaissance avec ce pays en un temps record. Mais, il n’y a pas que le tourisme dans la vie. Le patron, Maître Duprat, a une fille, Marie-Paule, à peine plus jeune qu’Henri, alors vous devinez la suite dont je vous passe les détails. Henri Ronsin épouse Marie Paule Duprat le 23 avril 1935 Le 5 mai 1936, une petite fille voit le jour, on lui donne évidemment un prénom breton, Maryvonne. Puis le 2 décembre 1937, c’est un garçon qui arrive (moi). Ce même jour arrive la confirmation du succès d’Henri à son dernier examen de notariat. Il est maintenant notaire. Grâce au prêt consenti par l’oncle Jules Ronsin (le frère du docteur), il peut racheter l’étude et prendre la succession de son beau-père qui a bien mérité sa retraite. La Guerre et la Captivité Mais la situation internationale s’assombrit. Hitler a envahi la Tchécoslovaquie. L’armée française s’aperçoit qu’elle n’a pas assez d’officier. Elle invite Henri Ronsin, ex-caporal infirmier, à suivre une période d’instruction à l’issue de laquelle il est promu au grade de Sous Lieutenant. Le 31 août 1939, c’est la guerre et la mobilisation générale. Le Sous Lieutenant Ronsin est affecté en Alsace sur la ligne Maginot et il y restera jusqu’à la fin mai 1940. Pendant cette "drôle de Guerre ", il n’a qu’une seule permission pour venir voir sa famille à l’occasion de mon deuxième anniversaire le 2/12/39. Sur la ligne, on venait de recevoir les fameux fusils MAS36 grâce auxquels on allait tenir en respect l’armée d’Hitler (il ne manquait que les cartouches !). Mais les Allemands, bien renseignés, ont l’idée saugrenue de contourner la ligne Maginot (réputée infranchissable !) en passant précisément là où elle n’existe pas encore. Et en plus, ils arrivent avec des chars blindés appuyés par l’aviation. Le bataillon auquel appartient mon père se déplace vers le Nord. Dans la région de Saint Avold en Moselle, les soldats sont soumis à des tirs d’artillerie lourde qui ne leur laisse aucun espoir ni illusion sur l’issue de cette guerre. L’armement des troupes françaises n’est visiblement pas à la hauteur. Le bataillon se trouve vers Rethel (Ardennes) quand il reçoit de l’Etat Major l’ordre de se rendre à l’armée allemande. Quelques uns ont eu la bonne idée de désobéir, de se cacher et de rentrer discrètement chez eux peu après l’armistice. Responsable de sa section, mon père a du obéir aux ordres. A Arbois, Maman est restée sans nouvelles plusieurs mois avant d’apprendre par l’intermédiaire de la Croix Rouge qu’il était prisonnier. Les prisonniers ont été emmenés à marche forcée à travers la Belgique, la Hollande et le nord de l’Allemagne au delà de Hambourg dans une caserne près de la frontière polonaise où ils ont séjourné plusieurs mois avant d’être éparpillés dans des camps divers déclarés à la Croix Rouge. La photo ci-contre a été prise en 1942 par un délégué de la Croix Rouge. Les officiers prisonniers étaient mal traités, mais leurs conditions de vie étaient incomparablement plus confortables que celles qu’ont connues les déportés ou les juifs dans les camps de concentration. Comme ils ne travaillaient pas, des activités culturelles étaient proposées, comme d’apprendre la langue allemande, par exemple, ce que mon père a toujours refusé. Au contraire, comme les bibliothèques des camps étaient en général assez riches en littérature française, il se réfugiait dans la poésie romantique dont il a appris des milliers de vers par cœur. C’est ce qui lui a permis de surmonter les périodes de dépression morale qu’il traversait. Papa n’aimait pas parler de cette période, nous n’en connaissons que quelques bribes et anecdotes. Cette photo de ses deux enfants, prise en 1943, est la seule qui lui soit parvenue. Après avoir séjourné dans 10 ou 12 camps différents, il se trouvait, en mai 1945, à l’OFFLAG 17A situé près de Linz en Autriche. Peu avant le 8 mai, les Allemands font évacuer le camp et emmènent les prisonniers vers l’ouest, la surveillance se relâche, mais, comme on marche dans la bonne direction, personne ne cherche à s’évader. Le bruit court que les Russes ne sont pas loin à l’est. Le matin du 8, quand ils se réveillent après avoir dormi dans les champs et à jeun depuis 24 heures, les prisonniers découvrent que leurs gardiens leur ont faussé compagnie pendant la nuit. Ils ne savent pas encore que l’armistice doit être signé dans la journée. Quelques éclaireurs, envoyés vers l’ouest, rencontrent des troupes américaines. Des camions viennent chercher les prisonniers, l’état major du régiment américain les prend en charge et organise avec l’aide de la Croix Rouge leur rapatriement par avion. Mon père fait partie du second contingent transporté pendant la nuit du vendredi 11 mai. Le 12 mai, Maman reçoit un télégramme : " Libéré par américains. Suis à Chateaudun. Arriverai à Arbois selon disponibilité transport. Henri. " A la sortie de la poste, un camion américain l’emmène à la gare de Chartres, Il y arrive juste à temps pour attraper un train pour Paris Montparnasse. A la gare de Lyon, les volontaires de la Croix Rouge gèrent les transports. Il lui faut remplir de multiples formalités et l’attente est pénible. Finalement, il arrive à Arbois le 13 mai à 8h00. Le Baby Boom et l’après guerre Le retour des prisonniers et des soldats éloignés de leur foyer par la guerre est suivi d’une poussée démographique bien connue des statisticiens. Comme les autres, notre famille s’agrandit. Marie-Thérèse naît le 5 mai 1946, le jour de l’anniversairee de sa sœur aînée, et Bernadette, 3 ans plus tard le 19 avril 1949. Pendant la guerre, mon grand-père avait repris le travail de Notaire à l’étude pour assurer les affaires courantes. Une fois la guerre finie, mon père retrouve son étude, l’Europe se reconstruit, les affaires reprennent, il travaille douze à quatorze heures par jour, six jours par semaine au moins. Le dimanche, pour se changer les idées, il emmène sa famille se promener dans le haut Jura. Il aime particulièrement la région des lacs. Souvent, la beauté du paysage l’inspire, il récite les vers qui lui reviennent en mémoire. Il lui arrive aussi en été de se lever à l’aube pour faire de grandes promenades à pied (en solitaire, car il y a peu de courageux lève-tôt pour l’accompagner). Il revient affamé vers midi après avoir parcouru une bonne trentaine de kilomètres. Malheureusement, le climat jurassien ne lui permet pas cela très souvent. S’il a adopté Arbois, on peut dire aussi qu’Arbois l’a adopté. Il a mis à profit son talent de retenir les liens de parenté des gens. Il s’amuse à épater ses clients avec des remarques montrant qu’il connaît bien leur famille. Comme ceux ci ne peuvent pas imaginer qu’il connaît tout le monde, ils croient être l’objet d’une attention particulière et ça les flatte. La Riviera A plusieurs reprises, Papa est retourné en Bretagne. La ruine de Saint Malo l’a atterré. La maison familiale de Paramé avec ses bâtiments annexes a également beaucoup souffert des bombardements. Il a fallu plusieurs années pour reconstruire et c’est bien réussi. Mais Henri ne retrouve plus le pays de sa jeunesse, la guerre a tout changé, il est déçu. En 1955, pour marquer leurs 20 ans de mariage, mes parents font un petit voyage d’amoureux sur la Côte d’azur que mon père ne connaît pas. La mer et la montagne rassemblées, le climat et la végétation luxuriante, Papa revient ébloui avec une seule idée en tête. Il faut chercher une maison à vendre dans ce pays merveilleux pour, le moment venu, y prendre sa retraite. Fin 1957, mes parents deviennent propriétaires à Roquebrune Cap Martin d’un terrain sur lequel une ancienne bâtisse est en cours de réhabilitation. De la terrasse devant la maison, la vue s’étend sur la baie de Monaco, encadrée par la branche d’un gros eucalyptus. De ce jour, Maman, mes sœurs et moi, passons toutes les vacances scolaires dans cette maison où Papa nous rejoint dès que son activité professionnelle le lui permet. Le Breton arboisien a trouvé une troisième terre d’adoption ! Six ans plus tard, après un sérieux accident cardiaque qu’il prend comme un avertissement, et bien qu’il n’ait que 57 ans, il décide de vendre l’étude à un Notaire rapatrié d’Algérie et de prendre sa retraite. Malheureusement, il n’en profitera pas très longtemps et nous quitte brusquement au matin du 29 septembre 1970. Il repose au petit cimetière perché au dessus de Roquebrune, où Maman l’a rejoint en 1995. Papa ne se lassait pas d’admirer la vue depuis ce cimetière où il allait souvent se promener. Elle s’étend depuis la pointe de Bordighera en Italie jusqu’au rocher de Monaco dominé par le Mont Agel. Et il disait : " C’est vraiment dommage que les locataires ne puissent pas en profiter ! ". Mais, qui sait… François Ronsin
Comme moi, vous entendez parler de catastrophes engendrées par les diverses pollutions générées par la civilisation humaine. Le réchauffement de la planète va provoquer la fonte des glaces des pôles, du coup, le niveau des océans va monter et inonder les zones littorales, avec toutes les conséquences que vous n’osez même pas imaginer.
Heureusement, on nous propose des énergies nouvelles, dites propres, à partir des ressources supposées inépuisables de la nature. Tout peut encore être sauvé, il suffit de le vouloir !
Seulement, ceux qui en parlent le plus sont des journalistes qui réfléchissent comme des miroirs et résonnent comme des tambours au lieu de réfléchir et de raisonner avec leur cerveau. Il est bien difficile de faire confiance à certains politiciens qui sont, comme les pastèques, verts à l’extérieur mais rouges à l’intérieur, ni à ceux qui, ne se souciant que de conserver leur siège, évitent soigneusement toute décision importante et délicate.
Hélas, je n’ai aucune solution miracle à proposer pour satisfaire nos besoins toujours croissants d’énergie ni pour empêcher la pollution de la planète. Je voudrais tout bêtement rappeler quelques notions simples et fondamentales que certains semblent oublier.
PUISSANCE ET ENERGIE
D’abord un grand nombre d’articles écrits par des gens supposés compétents confondent puissance et énergie, permettez moi d’en rappeler les définitions.
La puissance est la faculté d’un moteur à déplacer vite une charge lourde. On la mesure en Watt, Kilowatt, Mégawatt.
L’énergie est la somme d’efforts à faire pour fournir cette puissance pendant un certain temps. On la mesure en kilowattheure ou en Mégawattheure.
L’EDF produit de l’énergie avec des machines qui travaillent en permanence en fournissant à chaque instant la puissance nécessaire à sa clientèle consommatrice.
La production EDF a été de 800 000 000 de Megawattheure pour l’an 2005.
88% de cette énergie provient des centrales nucléaires.
9% de cette énergie provient des centrales hydroélectriques.
3% de cette énergie provient des centrales thermiques (Charbon ou pétrole).
Moins de 0,05% provient des énergies nouvelles.
Les besoins de notre pays en énergie augmentent de 5% chaque année.
ENERGIE NUCLEAIRE
L’énergie nucléaire serait parfaitement propre s’il n’y avait pas les déchets. Les matières premières sont peu coûteuses du fait qu’un gramme d’uranium produit une importante quantité d’énergie (autant qu’une énorme éolienne en un an). Il n’y a pas de limite à la puissance fournie par une centrale nucléaire, on peut toujours ajouter des réacteurs et les réserves de la terre en uranium sont largement suffisantes pour le millénaire qui vient de démarrer. Mais on a intérêt à faire de nombreuses centrales moins puissantes mais proches des consommateurs d’énergie pour minimiser les coûts du transport de celle-ci. En outre, il faut les surveiller de très près pour éviter un autre TCHERNOBIL.
ENERGIE HYDROELECTRIQUE
L’énergie hydroélectrique est parfaitement propre. La puissance fournie par un barrage est limitée par le débit de la rivière et la hauteur de la chute d’eau. La France est bien équipée dans ce domaine. On ne peut plus guère en rajouter. A l’époque de la construction de l’usine marée motrice de la Rance, on projetait de barrer aussi la Gironde et l’estuaire de la Loire. Ces projets ont été jugés non rentables par rapport à la construction d’une centrale nucléaire de même capacité de production.
Néanmoins, si vous avez une maison construite sur un de ces nombreux moulins à mer qu’on trouve sur les rias ou abers bretons, ce ne serait pas idiot de l’équiper d’une turbine et d’un alternateur pour vos besoins personnels en énergie. Un de mes cousins, professeur de physique à la Faculté de Besançon, l’a fait sur un petit torrent traversant sa propriété jurassienne. Il revend en moyenne pour 5000 Euros d’électricité à EDF chaque année. Mais ce genre de bricolage ne résoudra pas le besoin national.
ENERGIE THERMIQUE
Les centrales thermiques polluent l’atmosphère, les sols, et les rivières. Le charbon et le pétrole sont importés et de plus en plus chers. On démolit les centrales thermiques les unes après les autres.
ENERGIE EOLIENNE
La puissance maxima que peut fournir une éolienne dépend
1 De la dimension et de la géométrie de ses pales,
2 De la vitesse et de la stabilité du vent.
Quand on construit une éolienne, ces facteurs sont déterminants. On équipe l’éolienne d’un générateur électrique adéquat en fonction de cette puissance disponible, et on a un système, sans doute pas très ravissant, mais parfaitement propre.
La plus grosse éolienne installée à ce jour (hauteur 100 m, diamètre des pales 90m) peut fournir une puissance instantanée de 4 Mégawatts maxi. Mais, elle est loin de pouvoir la fournir 24h/24, elle ne produira pas plus de 10 000 Megawattheure par an.
Il en faudrait 80 000 pour subvenir à nos besoins actuels. Où les met-on ? Une tous les 25 mètres tout le long de la côte Ouest ? Qui est volontaire pour proposer son jardin ?
En outre, si on tire 800 000 000 Mégawattheure par an de l’énergie du vent sur la façade Ouest, on va réduire considérablement la force de celui-ci sur le reste du continent. Il y aura nécessairement des conséquences sur la météorologie. Comment réagira la nature ?
Une éolienne de petite puissance est parfaitement adaptée à la fourniture d’électricité pour une ferme même importante ou pour une maison d’habitation isolée à la campagne. Mais on ne peut pas en truffer les banlieues et encore moins les villes. Et pour l’industrie, ça ne suffit absolument pas. Il n’est pas réaliste de proposer de remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes.
ENERGIE DU RAYONNEMENT SOLAIRE
Le four solaire d’Odeillo près de Font Romeu a été arrêté pour manque de rentabilité.
Les piles solaires installées sur les toits des immeubles peuvent couvrir une bonne partie des besoins en énergie de ces immeubles. Evidemment, on a surtout besoin de se chauffer quand le soleil ne le fait pas, mais il existe des systèmes à accumulation qui fonctionnent parfaitement, même dans les pays nordiques. Il n’est pas normal que ces systèmes soient si chers que les promoteurs renoncent à les utiliser.
Il manque une véritable volonté politique pour financer les recherches de réduction de coût, générer des motivations fiscales pour les entrepreneurs et les clients, et ainsi utiliser au maximum le rayonnement solaire. Mais, de même que les éoliennes, les panneaux solaires ne pourront jamais produire la quantité d’énergie que réclame notre industrie.
ENERGIE GEOTHERMIQUE
Ce système met à profit la différence de température régnant à quelques mètres sous terre et celle de la surface au sol pour pomper la chaleur du sol. Comme les panneaux solaires, ce principe est suffisant pour créer un chauffage d’appoint dans une habitation. Mais, la quantité d’énergie qu’il fournit est ridicule comparée aux besoins du pays.
POLLUTION CAUSEE PAR LA PRODUCTION D’ENERGIE
Les chiffres indiqués plus haut concernent la France, mais les productions et consommations des autres pays industrialisés d’Europe montrent les mêmes tendances. L’Allemagne, qui fait figure de modèle, a le même problème. Les pays récemment entrés et ceux qui sont sur le point d’entrer dans la communauté européenne voient leur consommation d’énergie augmenter de plus de 5% par an. Mais leur production augmente moins vite.
Les énergies dites nouvelles doivent être développées pour fournir un appoint d’énergie. C’est bien, mais ça ne suffira pas. La directive européenne visant à obtenir que 20% de l’énergie consommée en Europe en 2010 soit d’origine non nucléaire et non polluante restera très probablement un vœu pieux.
Même si on en a très envie, les centrales nucléaires ne sont pas près de s’arrêter, ni prêtes à s’arrêter !
Il est urgent et impératif de trouver où mettre les déchets radioactifs.
Un bon moyen serait de les balancer dans le soleil. Le fait qu’il soit loin n’est pas un problème. Une fois que le chargement a quitté la zone d’attraction terrestre, il a tout son temps, il finira bien par y arriver. L’ennui, c’est que ces déchets sont lourds et les 50 premiers kilomètres vont coûter cher !
En attendant, il faut les stocker (de préférence chez les autres !) à un endroit où on pourra les récupérer le jour où on aura une solution valable et surtout les surveiller pour éviter la pollution qu’ils risqueraient de produire.
LES AUTRES CAUSES DE POLLUTION
La disparition des forêts est une véritable catastrophe écologique que, seule, une volonté politique mondiale peut enrayer. Je crains bien que ce ne soit pas pour demain.
Les rivières, les lacs et les mers sont salis par des déchets de la civilisation que la nature ne sait pas éliminer rapidement. A la rame, au milieu du Pacifique, Gérard d’Aboville a croisé des bouts de polystyrène et des sachets de plastique. Les pays développés font de louables efforts pour éviter ça, sans être suivis par les pays pauvres qui ont d’autres priorités.
Les savons et les huiles font davantage de mal à la faune et la flore des océans. Les nombreux navires qui nettoient leurs réservoirs au large provoquent des pollutions plus importantes que les marées noires dues à des naufrages de pétroliers. Quand on en prend un en flagrant délit, l’armateur est condamné à une amende ridicule, qui n’a aucun effet dissuasif sur les autres.
L’autre jour, dans un bistrot de Concarneau, j’entendais le programme d’un réformateur un peu imbibé :
«C’qui faudrait, c’est confisquer le navire et sa cargaison, envoyer tout l’équipage aux galères, sauf le capitaine qu’on laissera nager dans la flaque de mazout jusqu’à ce que mort s’en suive ! ».
C’est quand même dur, la voix du peuple !
Mais tout cela n’atteint pas la couche d’ozone de la haute atmosphère et ne provoque pas le réchauffement de la planète. La pollution la plus grave est celle que causent les véhicules à essence.
LA SOLUTION EXISTE
C’est le moteur électrique. Mais on se heurte à une volonté toute puissante de ne pas l’utiliser, visiblement pour sauvegarder les intérêts pétroliers.
Depuis 1980, on sait contrôler électroniquement les moteurs électriques dont la construction est beaucoup plus simple que celle des moteurs à explosion et dont le rendement énergétique atteint 90% contre 15% pour les meilleurs moteurs thermiques. En outre, à chaque descente, à chaque freinage ou ralentissement, le moteur électrique se transforme en générateur et recharge la batterie. Il ne produit pas une molécule de CO2, ni d’autre particule polluante et son entretien est insignifiant.
Bien sûr, les batteries sont lourdes et encombrantes et n’assurent pas une autonomie supérieure à 80km.
Mais vous savez bien que 85% des voitures du monde roulent autour des villes en faisant moins de 50 km par jour et que ce sont elles qui sont responsables de presque toute la pollution atmosphérique bien plus que celles qui roulent vite sur les autoroutes. L’autonomie, c’est un faux problème.
Si les constructeurs automobiles consacraient une bonne part de leur budget de recherche à l’étude et à la réduction du coût des véhicules électriques et aux techniques de fabrication des batteries à forte capacité, ils auraient tôt fait de trouver des solutions économiques et les moteurs à explosion se vendraient à prix d’or chez les antiquaires pour le bonheur des collectionneurs comme Denis Vauzelles et Frédéric Kiehl.
LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE
J’entends dire qu’il est provoqué par la réduction de l’épaisseur de la couche d’ozone. Je n’ai pas la moindre compétence pour décider si c’est vrai ou faux. Laissons les experts en débattre. Ce qui est certain, c’est que la température de la terre est entretenue par les minéraux en fusion qui refroidissent très lentement sous la croûte terrestre et par le rayonnement solaire plus ou moins filtré par l’atmosphère. Si à cause d’un défaut de ce filtrage, la planète doit se réchauffer, je ne vois pas pourquoi ce réchauffement serait uniforme. Il me semble qu’il va intéresser surtout les régions exposées au soleil, mais pas beaucoup les pôles.
En admettant même que le pôle entier se réchauffe de 1°, seules les glaces dont la température est aujourd’hui comprise entre 0° et –1°, vont fondre en passant au-dessus de 0°. C’est une partie de la banquise flottant sur l’eau. Tout ce qui sera encore en dessous de 0° restera solide. La fusion d’un glaçon flottant dans un verre de whisky ne fait pas monter le niveau de liquide dans le verre. C’est tout aussi vrai pour un iceberg flottant sur la mer. Aucune région ne sera inondée de ce fait.
Par contre, la situation des neiges et glaciers des montagnes sera plus critique. La limite basse des neiges va monter de 100m par degré de réchauffement et la réserve gelée en hiver sera moins importante, ce qui influencera certainement à la baisse le débit des crues des fleuves. Mais le volume d’eau que cela représente, une fois réparti sur la surface des océans, n’en fera pas plus monter le niveau que ne le fait le réchauffement printanier de toutes les montagnes.
CONCLUSION
Il est logique de penser que le réchauffement va modifier les conditions météo du globe terrestre, ses climats, son agriculture et le mode de vie des habitants avec de sérieux bouleversements économiques.
En conclure que c’est la cause des catastrophes naturelles que nous avons connues depuis décembre 2004 serait tout à fait hasardeux. Je ne m’y aventurerai pas.
Villa Saint Jean - Collège français et international
La Villa Saint jean a été un collège privé localisé à Fribourg en Suisse de 1903 à 1970.
HISTOIRE (1)
Il a été fondé en Suisse en 1903, pendant le bouleversement anticlérical en France (2), pour offrir un internat scolaire aux rejetons de l’élite française (3). La Villa Saint Jean évolua au cours des décennies, elle devint internationale et a accueilli des étudiants venus de divers pays. Parmi les plus célèbres anciens élèves, se trouvent Antoine de Saint-Exupéry, considéré par beaucoup comme le plus grand écrivain Français du vingtième siècle (4), et Juan Carlos 1er, l’actuel Roi d’Espagne.
D’autres anciens élèves sont aussi assez célèbres, parmi eux :
L’entraîneur de foot-ball de grand renom, Anson Dorrance.
Le fabricant de chocolat, Michaël Litton (http://www.sfgate.com).
L’historienTurc, Selim Deringil (http://www.nvbooks.com).
Le photographe Indonésien, Rio Helmi (http://www.riohelmi.com)
NOTES DU TRADUCTEUR
(1) Ce texte est traduit le plus littéralement possible du texte écrit en Anglais par deux anciens élèves américains, Tom Brew et Steve Macintyre qui l’ont fait paraître sur le site américain de WIKIPEDIA. Le traducteur (François Ronsin, Ingénieur I.S.E.N., Master of Sciences, élève de la Villa Saint Jean d’octobre 1948 à juillet 1956) laisse aux auteurs la responsabilité de leurs affirmations. Il ne prend à son compte que la traduction et les ajouts que constituent ces notes écrites en italique avec une police différente.
(2) Emile Combes était Président du Conseil en France, de 1902 à 1905. Il a pratiqué une politique résolument anticléricale qui a conduit à la loi de séparation de l’église et de l’état et à l’expulsion des Congrégations religieuses. Expulsée, la congrégation marianiste, vouée à l’enseignement, a du s’expatrier. Cette loi, n’a jamais été appliquée à l’Alsace et à la partie de la Lorraine qui étaient annexées à l’Allemagne depuis la défaite de 1870.
(3) Les auteurs m’ont garanti qu’ils n’avaient pas écrit ça dans le but de flatter les anciens élèves français, mais ça fait quand même un peu prétentieux.
(4) Il est vrai qu’avec « Le petit Prince », Saint-Ex a battu largement le record des tirages et des traductions en langues étrangères des ouvrages écrits en Français, mais il est déjà ou sur le point d’être battu par Hergé avec ses TINTIN.
Antoine de Saint-Exupéry était élève de Saint Jean au cours des années 1916 et 1917. La ville de Fribourg a donné son nom à la rue qui longe le bâtiment Gallia et y a apposé une plaque honorant sa mémoire.
Voyez ci-dessus la radiographie de sa main prise par Monsieur Fritsch, son professeur de physique en 1917.
Selon la tradition, le fondateur de l’école, François Kieffer, prêtre catholique de la congrégation Marianiste (5) enseignante, aurait créé la Villa saint jean sur le modèle de la Rugby School, qui était (et est encore) une des meilleures écoles du Royaume Uni, renommée à l’époque pour sa rigueur intellectuelle et sa robuste sportivité.
(5) La congrégation marianiste (Rien à voir avec le Club des fans de Luis Mariano qui portait le même nom) a été fondé par le père Chaminade. Né en 1761 à Périgueux, ordonné prêtre en 1785, il a refusé la constitution civile du clergé en 1790 et, poursuivi comme prêtre réfractaire, a été contraint à l’exil et se réfugia à Saragosse en 1797. Il fonda la congrégation des filles de Marie en 1816 puis celles des marianistes l’année suivante.
Blason et devise de la Villa Saint Jean
François Kieffer a construit son école sur un promontoire entouré de trois côtés par les falaises dominant les sinuosités de la Sarine. Le quatrième côté borde un quartier tranquille de pavillons résidentiels voisins du Boulevard de Pérolles, avenue moderne principale, qui mène vers la vieille cité médiévale de Fribourg, considérée comme une des plus belles villes du pays.
Dans sa biographie (http://www.pulitzer.org) de Saint-Exupéry, l’écrivain Stacy Schiff décrit le site du collège comme « un village bien propre aux toits rouges replié sur lui même» dominant un Fribourg « endormi ». Cette évocation d’un village refermé aux toits rouges est tout à fait exacte, mais ce village n’a pas vraiment vue sur la ville, car il est caché au milieu d’un plateau boisé, et niché dans un coude bien au dessus de la Sarine, rivière qui, pendant des siècles, a taillé des falaises à pic pour y creuser son lit sinueux. Sur les côtés, dans les bois, au delà du périmètre du collège, le plateau, qui est maintenant le site du collège Ste Croix (http://www.cscfr.ch/), laisse la place à des falaises de 60 mètres surplombant la rivière.
Vue aérienne dessinée en 1911 de l’ensemble du collège.
La photo ci-dessus, prise en 1909, montre le pavillon des réfectoires (au RC) et de la chapelle (1er étage). Au fond le pavillon Bossuet.
Cette photo, prise en 1950, montre le pavillon de la Direction à gauche, le pavillon des Ormes au milieu et celui de la Sapinière à droite.
En dépit de leur caractère architectural et historique, presque tous les immeubles du collège ont été démolis en 1981. Ce fut une erreur lamentable qui n’aurait pas été permise sous les lois récentes relatives à la préservation du patrimoine architectural Suisse. A part le hangar à la charpente de bois, servant à l’entraînement pour le basket (6), le seul bâtiment qui subsiste aujourd’hui est celui de Gallia (7). On prétend, mais ce n’est pas prouvé, que Benito Mussolini, qui a passé une période de sa jeunesse comme maçon vivant et travaillant en Suisse, a contribué à la construction de cet immeuble (8 et 9).
(6) Dans les années 50, ce pavillon n’était guère utilisé que par les élèves qui s’entraînaient au tennis contre son mur. Le basket a du y venir plus tard. On ne voit pas cette construction sur les photos.
(7) Il a toujours abrité la plupart des salles de classe du collège et la division des plus jeunes. Sur la vue aérienne de la page précédente, c’est le grand bâtiment rectangulaire que l’on aperçoit à droite.
(8) C’est, en tout cas, ce qu’affirmait une plaque apposée sur le bâtiment après 1960 et retirée ensuite. A mon humble avis, ça ressemble beaucoup à un canular d’étudiant. Benito Mussolini ne semble pas avoir laissé, ni à l’Italie, ni à l’Europe, un souvenir si bon qu’on cherche avec passion les traces de ses parcours de jeunesse.
(9) On aurait mieux fait d’y apposer une plaque indiquant que Sa Majesté le Roi d’Espagne Juan Carlos Premier avait vécu plus d’un an comme collégien dans cet immeuble.
Juan Carlos de Bourbon, alors Prince des Asturies, était au collège au cours des années 1947 et 1948. Son père, le Comte de Barcelone, fils du roi destitué Alphonse XIII, était exilé d’Espagne avec sa famille et vivait en Italie ou au Portugal. Juanito, comme nous l’appelions, passait les dimanches chez sa Grand-mère, qui habitait Lausanne. Au mois de décembre 1948, le Général Franco a exigé son retour en Espagne, pour parfaire son éducation dans une Ecole militaire.
Il a néanmoins eu le temps de participer au championnat de ping-pong de la division des plus jeunes au mois d'octobre 1948. J’en garderai toujours le souvenir puisqu’il m’a éliminé du deuxième tour, mais j’avais quand même gagné une manche !
La Villa St Jean, sous la tutelle des frères Marianistes et des prêtres qui l’ont fondée et gérée, a été remarquable parmi l’élite des internats scolaires en Suisse pour sa capacité à rebondir après les changements d’époque. Avant la deuxième guerre mondiale, l’école avait un caractère spécifiquement français, un internat éduquant principalement des aristocrates français, dont beaucoup aujourd’hui se rappellent son ascétisme strict (10).
(10) L’enseignement était français. Les élèves français qui étaient au collège avant la deuxième guerre mondiale devaient être nés avant 1928. Ils ont aujourd’hui plus de 80 ans. Les auteurs américains de l’article, qui sont beaucoup plus jeunes, ne doivent pas en avoir rencontré beaucoup. Etant élève du collège de 1948 à 1956, j’ai connu deux professeurs qui étaient d’anciens élèves d’avant guerre. Ils racontaient assez facilement leurs souvenirs, mais ne m’ont jamais parlé d’ascétisme. En fait, les méthodes éducatives de la Villa St. Jean ont toujours été en avance sur leur temps.
Dans les décennies qui ont suivi la guerre, la Villa s’est transformée. 15 ans après la fin de la guerre, le collège est devenu une institution internationale, enseignant principalement le programme d’une « High School of America », à un ensemble d’étudiants venant d’Europe, des Amériques, du moyen Orient ou d’extrème Orient. Elle les préparait soit à un diplôme de « Americain High School » soit aux baccalauréats français ou suisse selon les choix individuels. La transition principale de l’école française à l’école américaine a eu lieu en 1962 (11).
(11) Les auteurs ne donnent pas une idée tout à fait exacte de cette transition. En fait, la Villa Saint Jean est resté un collège français au moins jusqu’à l’année scolaire 1959-1960 comme l’attestent les revues « SOUVENIR » que je possède.
La majorité (85%) des élèves étaient français, les autres de nationalités diverses, mais tous suivaient l’enseignement français et se présentaient aux examens officiels français. La transformation en High School of America a été beaucoup plus rapide que ce qu’indique l’auteur de l’article (deux ans).
Pendant sa renaissance en école internationale, bien qu’étant une Institution Catholique, la villa Saint Jean, qui était gérée par des Marianistes, employait des enseignants ou du personnel sans aucune restriction à l’égard de leurs convictions religieuses, et les élèves étaient admis dans les mêmes conditions. En conséquence, on trouvait parmi les élèves des catholiques, des protestants, des musulmans et des bouddhistes, ce qui était parfaitement cohérent avec leurs origines internationales (12).
(12) Cet œcuménisme précoce était l’innovation du père Jean-Marie de Miscault, Directeur du collège de 1950 à 1960, et, lui-même ancien élève (Voir sa photo ci-contre). Il envoyait les élèves protestants au temple pour le service du Dimanche, après les avoir présentés au Pasteur, pour qu’ils y reçoivent l’enseignement religieux qui leur convenait. Je suppose qu’il aurait aimé faire pareil pour les musulmans et les bouddhistes, mais ces cultes n’étaient pas représentés à Fribourg. Par contre, en 8 ans, de septembre 1948 à juillet 1956, je n’ai rencontré aucun élève pratiquant la religion juive.
Le père Jean-Marie de Miscault
Pourtant, en dépit de cette souplesse d’adaptation au changement et comme beaucoup d’autres écoles à internat en Suisse à cette époque, la Villa Saint Jean n’a pas pu faire face aux changements de la décennie 60 et elle a fermé définitivement ses portes en 1970.
D’amples extraits des souvenirs des dernières années de la Villa sont conservés sur le Web, avec des photos fournies par les élèves des décennies précédentes.
Les élèves, qui formaient un ensemble hétéroclite de nationalités et de personnalités, logeaient dans les pavillons dortoirs des Ormes, de la Sapinière et de Bossuet et les salles de classe se trouvaient dans le bâtiment Gallia (13).
En hiver, ils faisaient du ski à Château d’Oex ou à Gstaad (14) et participaient aux compétitions sportives interscolaires.
(13) De 1945 à 1960, le Pavillon Gallia abritait en plus des salles de classe, l’ensemble de la Division des petits (7ème, 6ème, et 5ème) dont les dortoirs et les salles d’études occupaient le deuxième étage. Les moyens (4ème et 3ème ) occupaient le pavillon des Ormes et les grands (Seconde, première et terminale) le pavillon de la Sapinière. Le pavillon Bossuet était réservé aux scholastiques, futurs séminaristes, dont certains suivaient des cours au collège, et à du personnel enseignant ou autre.
(14) A partir de l’hiver 1951, des sorties de ski étaient organisées le jeudi après midi. On allait au Lac Noir ou à la Berra, petites stations assez proches de Fribourg. Une ou deux fois au cours de l’hiver, on consacrait une journée entière pour skier aux stations de Château d’Oex ou Gstaad, un peu plus lointaines, mais mieux équipées.
Quand les terrains de sport habituels (foot, tennis, base ball) étaient couverts de neige, on sortait les skis et les luges pour descendre les pentes courtes et raides du bois voisin du collège, en les remontant, bien entendu, à pied.
Luge dans la forêt
Tous les hivers ou presque la Sarine était gelée et on pouvait faire du patin à glace sur les grandes étendues du lac de retenue créé artificiellement par un petit barrage. Les horaires des récréations de l’après midi étaient décalés pour laisser aux élèves le temps de descendre à la rivière et d’en remonter à temps pour les cours.
Patin à glace sur la Sarine
Cette activité n’était pas sans risque. Presque tous les jours, un élève trop téméraire tombait à l’eau pour avoir essayé de franchir une zone de glace pas assez épaisse. L’imprudent devait remonter en courant et en caleçon pour se changer et se réchauffer le plus vite possible. A ma connaissance, la Villa Saint Jean a eu la chance de n’avoir jamais à déplorer d’accident grave. Quoi qu’il en soit, la municipalité de Fribourg a par la suite interdit cette activité sportive sur le lac de la Sarine, en vertu du principe de précaution, et aussi pour augmenter le nombre d’entrées payantes dans les patinoires artificielles de la ville.
Sur le plan historique, la Villa a été une des dernières écoles avec internat réservés aux garçons. Ce contraste avec la culture des Etats Unis de la fin des années 60 a paru incompatible à de nombreux élèves dont beaucoup ont perdu tout contact avec leurs camarades au cours des années suivantes.
La photo ci dessus qui montre malheureusement les élèves américains de dos alors qu'ils sortent du réfectoire date de 1966.
L’ambition des Marianistes pour l’Ecole et ses élèves était de former des « hommes complets ». Ils ont senti venir la révolte qui allait saisir les universités et les collèges en Europe et en Amérique du Nord et les grèves étudiantes qui allaient mettre en panne de nombreux campus aux Etats Unis en 1968. Au printemps 1969, les classes traditionnelles s’arrêtèrent brièvement alors que les étudiants et les universités remettaient en question la pertinence de la culture scolaire dans le cadre des changements définitifs de la culture occidentale.
La décision des marianistes de fermer la Villa fut prise en décembre 1969, selon Jerry Gregg, un professeur de l’école à cette époque. Quelques mois plus tard, au printemps 1970, quatre des 6 Marianistes de l’école quittèrent l’ordre (Cy Boschert, Werner Dobner, Fred Fuchs et Jerry Gregg). Les deux autres, le frère Patrick Moran (15) et le père James Mueller rentrèrent aux Etats Unis.
(15) Le frère Patrick Moran était à la Villa Saint Jean depuis au moins 20 ans, Il avait été, à l’époque du collège français, préfet de la Sapinière (division des grands) pendant de nombreuses années et professeur de physique en première et en terminale. Dieu sait pourquoi, les élèves le surnommaient « Max ». Quand il avait des reproches à faire à un élève, il lui imposait de venir dans son bureau le lendemain pour être interrogé sur les verbes irréguliers anglais, et on avait intérêt à les savoir …
Personnellement, je lui dois beaucoup. D’abord, grâce à lui, je n’ai jamais eu, par la suite, aucun problème avec les verbes irréguliers anglais.
Ensuite, c’est lui qui, après nous avoir enseigné les premiers rudiments d’électricité, m’a fait connaître le livre :
La radio ? mais c’est très simple ! d’Emile Aisberg.
C’est grâce à ce livre que j’ai découvert ma passionnante vocation d’électronicien et que je me suis orienté vers l’Institut Supérieur d’Electronique du Nord dont je suis sorti en juillet 1961 avec le titre d’Ingénieur.
Frère Patrick Moran, dit Max
François Rémy affirme qu'il suffit de voir la signature de Patrick Moran pour comprendre pourquoi on l'avait surnommé "MAX". Cette explication ingénieuse ne me semble pourtant pas évidente. Voyez ci-contre la signature qu'il a apposée sur mon livret scolaire en regard d'une appréciation sur mon travail de l'année 1954/1955.
Le travail de rassembler la communauté de la Villa Saint Jean, lancé au début par Steve Macintyre (année 1968) et Kevin Di Palma, n’a pas commencé avant 1995, soit un quart de siècle après la fermeture de l’école. Kevin Di Palma, qui enseigne maintenant en Chine, est l’auteur du premier site internet (16) de l’école qui n’existe plus aujourd’hui.
Un orchestre d’étudiants, « the Sufferin’Kind » maintient un autre site : (http://www.robots/org/CLIFF/VSJ//VSJMusicCircle.htm#History).
Plusieurs réunions de classe ont eu lieu en Suisse et aux US ces dernières années (17).
(16) C’est grâce à ce site et aux recherches sur l’internet que de nombreux anciens se sont fait connaître, qu’ils donnent régulièrement des nouvelles par E_MAIL et qu’on peut ainsi organiser des réunions.
(17) Une importante réunion a eu lieu en septembre 2007. Son organisateur, René de Miscault, Fondateur et Directeur du Musée des Eaux de Vie à La Poutroie en Alsace, y avait invité l’abbé Laurent Duffner, ancien professeur de première à la Villa Saint Jean dans les années 53 à 58. Parmi les présents, on comptait une majorité de ses anciens élèves qui avaient attendu 50 ans pour lui exprimer toute leur estime et la reconnaissance qu’ils lui doivent pour son enseignement. Une autre réunion est prévue à Fougerolles en Haute Saône en septembre 2009.
Classe de première juin 1956
Presque les mêmes en septembre 2007
AUTRES LIENS ET REFERENCES
Blog des anciens élèves : (http://villastjean.vox.com)
Tourisme à Fribourg – Art et Histoire :
(http://www.fribourgtourisme.ch/cms03/showlinx.asp ?lang=e&id=15&top=1).
Les Marianistes : (http://www.org/english/site.php).
Saint-Exupéry : A Biography Stacy Schiff, Pimlico 1994 :
(http://www.amazon.com/dp/0306807408).
Official saint-Exupéry site : (http://www.saint-exupery.org).
Radio Fribourg (http://www.radiofr.ch/fr/)
Panorama sous 360 degrés de fribourg :
(http://www.fr.ch/ville-fribourg/presentation/panorama/default.htm).
Page officielle du Roi Juan Carlos 1er : (http://www.casareal.es/ingles/index.jsp).
1969 graduate Anson Dorrance.
Stuart McClintock(VSJ 70) on Saint-Exupéry :
(http://www.faculty.mwsu.edu/foreignlanguages/stuart.mcclintock/index.asp).
Voici deux photos reçues bien après la rédaction de cet article. la première montre l'intérieur de la chapelle du collège. la seconde une vue aérienne montrant la totalité de la Villa Saint Jean. Cette photo est antérieure à la construction du séminaire marianiste. La rue qu'on voit au premier plan porte, maintenant, le nom d'Antoine de Saint-Exupéry.
PETIT RAPPEL DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE
La planète se réchauffe. Tous les experts s’accordent à en expliquer la cause principale : L’effet de serre du au DIOXYDE DE CARBONE.
C’est le nouveau nom qu’on donne maintenant à ce gaz bien connu autrefois sous le nom de gaz carbonique (CO2 pour les chimistes). L’activité humaine, du fait de son degré de civilisation industrielle, produit de plus en plus de gaz carbonique. En fait, elle en produit plus que la nature ne peut en recycler ou en absorber. L’accumulation du surplus dans les hautes couches de l’atmosphère provoque ce fameux effet de serre, cause du réchauffement climatique.
Au cours des récentes campagnes électorales, les candidats se sont tous engagés à lutter pour empêcher l’aggravation de l’effet de serre. Dès qu’il s’est agi des moyens à employer, alors là, on a entendu beaucoup de bêtises. Les Enarques, malgré leur haut niveau d’études, n’en disent pas moins que les autres.
QUI PRODUIT CE GAZ CARBONIQUE ?
Vous, moi, mon chien… Tout ce qui respire à la surface de cette terre en produit. Vous aspirez de l’air et vous soufflez du gaz carbonique. Mais la respiration des hommes et des animaux compte pour presque rien dans la production de gaz carbonique sur la terre.
Depuis la préhistoire, l’homme a domestiqué le feu. Et là, il a commencé à accroître la production de gaz carbonique en utilisant le feu en permanence, pour éloigner les prédateurs, pour se chauffer, pour cuire ses aliments, pour forger des outils, etc., sans parler des incendies, volontaires ou non, qu’il ne pouvait pas contrôler.
Le bois, la houille, le pétrole et tous leur dérivés sont des corps composés essentiellement de carbone, d’hydrogène et d’oxygène en quantités variables. On y trouve aussi beaucoup d’autres corps, mais en quantités relativement négligeables. La combustion est la réaction chimique par laquelle le carbone et l’oxygène contenus dans le combustible se combinent (bien sûr avec apport de l’oxygène de l’air) pour former ce fameux CO2. Quant à l’hydrogène contenu dans le combustible , il en profite pour se combiner aussi avec de l’oxygène et former de la vapeur d’eau que la nature récupère immédiatement. La combustion produit toujours de la chaleur et quelquefois de la lumière. Elle est généralement lente, sauf quand les quantités relatives de carbone, d’hydrogène et d’oxygène sont dans un rapport précis qu’on appelle mélange détonnant. Une étincelle minuscule suffit alors pour provoquer l’explosion du mélange. C’est une combustion instantanée qui peut libérer une énergie mécanique considérable que l’homme met à profit plus ou moins intelligemment.
Mais alors, me direz vous, puisque, depuis deux millions d’années, l’homme n’arrête pas de produire ce gaz carbonique en puisant l’oxygène de l’air, on devrait en trouver bien plus que d’air sur la terre.
HEUREUSEMENT, IL Y A LES ARBRES ET LA MER !
Si vous allez vous promener en forêt, vous ne pouvez qu’apprécier la pureté de l’air. Les arbres absorbent par leur feuillage le gaz carbonique contenu dans l’air pour en extraire le carbone qui reste leur principal constituant et restitue à la nature l’oxygène du CO2.
Les hommes ont pris l’habitude de déboiser pour faire de l’agriculture ou exploiter la forêt. Il est capital pour la planète que l’homme rétablisse l’équilibre entre la végétation et ses activités de façon à garantir, avant qu’il ne soit trop tard, la longévité de celle-ci.
La mer aussi, pour nourrir la flore qu’elle contient (et, bien sûr la faune qui s’en nourrit), absorbe le gaz carbonique de l’air pour en récupérer le carbone et restituer l’oxygène à l’air. Encore faut-il, pour que cet échange se fasse dans de bonnes conditions, que la mer ne soit pas couverte d’une couche d’hydrocarbure ou de savon. Là aussi, c’est à l’homme de faire attention.
LA MACHINE A VAPEUR
Jusqu’au début du 19ème siècle, l’homme a ainsi fabriqué du gaz carbonique en quantité, somme toute, raisonnable. Mais Denis Papin avec son invention du premier moteur thermique, appelé MACHINE A VAPEUR, allait révolutionner toute l’activité humaine.
La machine de Papin exploitait la détente de la vapeur d’eau comprimée pour pousser un piston dans un cylindre. Ce piston entraînait, par un système de bielle et manivelle, un gros volant d’inertie qui en continuant de tourner ramenait le piston à sa position de départ et ça recommençait.
Je vous passe les détails de l’invention qui utilisait, bien sûr, la combustion du bois pour chauffer l’eau à vaporiser. Que le ciel reçoive des panaches de vapeur, et que l’atmosphère soit chargée inconsidérément de CO2, C’était bien le cadet des soucis de Monsieur Papin !
Cette machine sans précédent dans l’histoire de l’humanité a permis la révolution industrielle du 19ème siècle. La machine a été améliorée par l’adjonction d’un système récupérant la vapeur pour la condenser de façon à éviter son gaspillage. Cette économie a permis l’utilisation de cette machine nommée locomotive pour traîner un train sans avoir à emmener des tonnes d’eau.
C’est ainsi que des milliers de machines à vapeur ont fourni la force qui devait remplacer celle de l’homme ou du cheval pour les tâches les plus variées. Des tonnes de bois ont été coupées pour produire cette force motrice, dont avait besoin l’industrie. On a décimé des kilomètres carrés de forêts, dont on aurait eu bien besoin pour absorber l’excès de gaz carbonique que la combustion produisait. Plus tard, l’utilisation du charbon à la place du bois a permis d’obtenir plus de chauffe avec moins de poids de combustibles, mais la production de gaz carbonique était toujours énorme.
Les locomotives à vapeur utilisant du charbon ont encore tiré des trains pendant toute la première moitié du 20ème siècle puis, elles ont été remplacées progressivement par la traction électrique. Les moteurs électriques ne produisent pas une molécule de CO2. Bravo ! L’ennui, c’est qu’ils consomment du courant électrique qu’on a produit dans des centrales thermiques qui, elles, brûlaient du charbon, du gaz ou du pétrole pour en tirer l’énergie et renvoyer des tonnes et des tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère. Heureusement, on a quand même beaucoup gagné sur le rendement et la planète en a profité un peu.
LE MOTEUR A EXPLOSION
Si la machine à vapeur a été la reine du 19ème siècle, au 20ème, elle a dû laisser la vedette au moteur à explosion utilisant l’essence produite à partir du pétrole. Cette invention géniale utilise la force de l’explosion d’un mélange détonnant d’air et d’essence vaporisée pour mouvoir des pistons dans autant de cylindres.
Ce moteur a un avantage énorme sur la machine de Denis Papin. Pour fournir la même énergie, le moteur à explosion utilise un poids de combustible beaucoup plus faible. C’est donc le moteur idéal pour un véhicule automobile qui doit, avant ses passagers, trimballer son combustible.
Autre avantage de ce moteur, il permet d’enrichir considérablement ceux qui possèdent et exploitent ce précieux pétrole, au point de leur donner assez de puissance sur le monde pour interdire et empêcher le développement des techniques qui permettraient de se passer de lui.
Seulement, comme le bois, comme le charbon, ce combustible brûle en produisant gaz carbonique et vapeur d’eau. Le nombre de véhicules à essence ne cessant pas d’augmenter, la production de CO2 est d’ores et déjà bien plus importante que celle que peut absorber la nature.
Quand 2 milliards de voitures supplémentaires rouleront en Asie, il sera trop tard pour chercher une solution.
LE BIO-CARBURANT
Il faut savoir que la combustion d’un litre de pétrole envoie 2,57 Kg (soit 1,25 m3) de CO2 dans l’atmosphère.
Comme moi, vous avez entendu plusieurs candidats ou candidates malheureux à la Présidence de la République Française affirmer que s’ils étaient élus, ils feraient le nécessaire pour que les véhicules roulent avec de l’essence verte.
D’abord, si celle-ci est moins chère, c’est simplement parce qu’elle est moins taxée. Les quelques cultivateurs dont les machines roulent avec ce carburant, qu’ils fabriquent eux mêmes, ne savent pas exactement ce qu’il leur coûte.
Ensuite, si, dès demain, on plante du colza dans tous les champs, qui sont actuellement en jachère en France, et, si on en fait de l’essence verte, on n’en aura quand même pas assez pour faire rouler seulement les véhicules de l’Administration.
Enfin, la soi-disant essence verte fabriquée en Amérique avec du maïs ou en Europe avec du colza produit en brûlant autant de CO2 que l’horrible essence noire du Venezuela, du Texas, du Moyen Orient ou de la Sibérie.
Alors, qu’on ne vienne pas nous faire croire que c’est cette solution qui viendra à bout du réchauffement climatique.
LA SEULE SOLUTION EST LE MOTEUR ELECTRIQUE.
La solution déjà appliquée pour les trains, les métros, les tramways, les trolleybus, les ascenseurs, etc., c’est le moteur électrique. Mais on se heurte à une volonté toute puissante de ne pas la généraliser, visiblement, pour sauvegarder les intérêts pétroliers.
Depuis 1980, on sait contrôler électroniquement les moteurs électriques dont la construction est beaucoup plus simple que celle des moteurs à explosion et dont le rendement énergétique atteint 90% contre 15% pour les meilleurs moteurs thermiques. En outre, à chaque descente, à chaque freinage ou ralentissement, le moteur électrique se transforme en générateur et recharge la batterie. Il ne produit pas une molécule de CO2, ni d’autre particule polluante et son entretien est insignifiant.
Bien sûr, les batteries sont lourdes et encombrantes et n’assurent pas une autonomie supérieure à 80km.
Mais vous savez bien que 85% des voitures du monde roulent autour des villes en faisant moins de 50 km par jour et que ce sont elles qui sont responsables de presque toute la pollution atmosphérique bien plus que celles qui roulent vite sur les autoroutes en campagne. L’autonomie des véhicules terrestres, c’est un faux problème.
Par contre, il faudra garder les carburants légers pour les avions et les bateaux dont la vocation n’est pas, bien sûr, de faire du porte à porte pour recharger leurs batteries.
On pourrait très bien mettre les camions sur des trains rapides pour de longues distances et utiliser leur moteur pour les petits trajets du début et de la fin du voyage. Les transports de matériaux ne sont pas aussi pressés qu’on le prétend. Une péniche peut transporter autant que 40 camions en ne consommant pas plus de carburant que 2 camions. Elle va moins vite, mais le chargement et le déchargement sont bien plus rapides.
Si les constructeurs automobiles consacraient une bonne part de leur budget de recherche à l’étude et à la réduction du coût des véhicules électriques et aux techniques de fabrication des batteries à forte capacité, ils auraient tôt fait de trouver des solutions économiques.
Un problème capital restera à résoudre : Même s’ils ont un excellent rendement, il faudra bien produire l’énergie électrique que vont consommer tous ces véhicules, et la produire sans fabriquer de CO2.
ENERGIE NUCLEAIRE ET ENERGIES NOUVELLES.
Les éoliennes, les fours solaires, la géothermie, les centrales hydroélectriques, les pompes à chaleur, etc.. fourniront un appoint d’énergie proprement, mais jamais assez pour le besoin d’un pays. Il faudra, que ça nous plaise ou non, construire d’autres centrales nucléaires, et les surveiller de très près pour éviter un autre TCHERNOBIL. L’énergie nucléaire est parfaitement propre vis à vis de l’atmosphère. Je ne sais pas plus que vous quoi faire des déchets nucléaires, mais au moins, ils ne sont pas responsables du réchauffement climatique.
Même si on en a très envie, les centrales nucléaires ne sont pas près de s’arrêter, ni prêtes à s’arrêter !
MESSIEURS LES POLITICIENS,
Si je ne vous ai pas convaincus, faites vérifier mon texte par des spécialistes.
La dilapidation des forêts amazonienne et indonésienne doit être arrêtée. Il faut que la politique mondiale en fasse une priorité, pour que les pays concernés exploitent ces forêts sans les réduire.
Les sanctions contre les incendiaires de forêt et les bateaux pollueurs doivent être au moins centuplées pour devenir dissuasives. Le crime contre la planète est une variante du crime contre l’humanité. C’est une option éthique et politique à prendre.
Les sources d’énergie propres sont trop chères. Il faut favoriser les recherches de réduction de coût. D’autre part, il faut motiver les entreprises pour les inciter à construire des usines, des immeubles de bureaux ou d’habitation économes en énergie, et ne produisant pas de CO2. C’est encore aux politiciens d’agir.
Les automobiles électriques destinées à rouler en ville coûtent le double des autres, car elles sont fabriquées au compte goutte. Les investissements et les recherches pour des fabrications en séries importantes devraient être facilités par des avantages fiscaux accordés aux constructeurs et aux acheteurs. La rentabilité à long terme de ces investissements est certaine.
Les grands fabricants français qui se prétendent « créateurs d’automobiles » sont en retard pour cette technologie sur les étrangers. Au lieu d’investir dans des grands prix pour des améliorations du moteur à explosion sans avenir, ces industriels devraient chercher à être prêts quand le marché de la petite voiture électrique explosera. C’est un secteur hautement créateur d’emploi. Il appartient aux politiques de forcer les constructeurs à ne pas obéir aux puissances du pétrole.
Alors, Messieurs les politiciens, à vous de jouer.
François Ronsin
Ingénieur I.S.E.N.
Maître es Sciences Physiques
Bonjour, Je me permets de vous contacter car ma grand mère (Marie Louise Richoz) me parle souvent de vous,(d'apres ce... read more
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